6ème ville de France par sa population, Nantes a enregistré lors de la dernière décennie la plus forte croissance démographique des grandes villes françaises (+ 10,3 %). Territoire attractif et dynamique économiquement (5 pôles de compétitivité labellisés, 126700 entreprises en Pays de la Loire, 3ème place financière nationale, 4ème rang industriel français), socialement (plus de 3000 associations à Nantes), scientifiquement (100000 étudiants en Pays de la Loire, 3600 chercheurs), Nantes est souvent présentée comme la 1ère ville "où il fait bon vivre" [Le Point, 2004] ou la ville "la plus agréable d'Europe" [Time Magazine, 2004]. Située à une heure de Paris par avion, ou deux heures en TGV, elle est reliée à toutes les capitales européennes (moins de deux heures par avion). Côté détente, l'océan atlantique et ses plages de sable fin ne sont qu'à 40 minutes par route. C'est dans cette métropole en plein essor qu'a élu domicile l'ESPI. Implantée en centre ville, l'école fait face à l'île de Nantes et "ses Machines extraordinaires", croisements de l'imaginaire de Leonard de Vinci et de Jules Verne. L'île de Nantes, ceinte par la Loire, est un des plus vastes projets de renouvellement urbain de France : 350 hectares sur lesquels 140 000 m2 de logement, 85 000 m2 d’activité et bureaux et 25 000 m2 d’équipements seront construits.
Nantes appartient au réseau national des Villes et Pays d’art et d’histoire animé par le ministère de la Culture et les collectivités locales.
Ce label est décerné aux villes soucieuses de préserver et de promouvoir leur patrimoine.
Outre son patrimoine architectural, la ville accueille de nombreux musées dont celui dédié à Jules Verne. A l'occasion des Journées du patrimoine, les portes de certains lieux patrimoniaux s'ouvrent au public. Et le trois-mâts, Belem fait régulièrement escale dans le port de Nantes.
Nantes, une ville de patrimoine
Le patrimoine, comme trace visible dans le paysage, représente souvent ce point d’ancrage de la mémoire qui fonde l’identité d’une ville. La flèche de la cathédrale témoin des temps anciens, la grue de chantier dressée sur le bord du fleuve, l’architecture audacieuse du nouveau palais de justice , autant d’édifices qui, dans leur diversité, fondent l’identité et « la Forme d’une ville » (Julien Gracq).
Un secteur sauvegardé de premier plan
A Nantes, le patrimoine architectural d’une grande diversité a justifié la création en 1972 d’un secteur sauvegardé considéré comme l’un des plus importants de France.
Ce plan de sauvegarde concerne le centre ancien depuis les cours Saint Pierre et Saint André jusqu’au quai de la Fosse. Il comprend les sites patrimoniaux les plus remarquables de la ville comme le Château des ducs de Bretagne, la cathédrale Saint-Pierre et Saint-Paul, le quartier du Bouffay, l’Ile Feydeau , la place Royale, le quartier Graslin….
Sans figer les mutations urbaines du cœur historique, le plan de sauvegarde permet de promouvoir le patrimoine architectural, à travers les campagnes de restauration et de ravalement.
Le patrimoine architectural
Quelques sites remarquables
Le Château des ducs de Bretagne
Forteresse et résidence princière (XVème-XVIIIème siècles) bâti sous François II, duc de Bretagne et de sa fille Anne, reine de France de 1491 à 1514.
Le château abrite aujourd'hui un musée qui, comme le bâtiment, appartient à la Ville de Nantes. Les collections de ce musée évoquent à la fois l'histoire de la ville mais aussi les arts et traditions de la région nantaise et de toute la Bretagne historique.
La cathédrale Saint-Pierre et Saint-Paul (XVème-XIXème siècles)
Commencé en 1434, sous l’impulsion de Jean V, duc de Bretagne. De style gothique tardif. Achevée seulement en 1891. La cathédrale est certainement l'un des plus beaux monuments de la cité. Sa lumière intérieure et l'élancement de ses voûtes sont remarquables. La première cathédrale date du second quart du VIème siècle mais elle fut incendiée par les Normands. La cathédrale actuelle - hormis la crypte romane qui date du XIème siècle - a été entreprise au XVème siècle. Au fil des siècles, la cathédrale a été l'objet de multiples transformations jusqu'en 1972 où un terrible incendie détruisit toute la charpente.
L’île Feydeau
Architecture et urbanisme témoins des Lumières (XVIIIème siècle) les immeubles aux façades sculptées ont été construits dans la seconde moitié du XVIIIème siècle. Coupant en deux l'ancienne île de la Saulzaie, actuelle île Feydeau qui perd son statut d'île lors des comblements des bras de la Loire, la rue Kervégan tient, depuis 1798, son nom du 88ème maire de Nantes, premier magistrat de 1789 à 1791, réélu en 1797. Au XVIIIème siècle, vingt-quatre riches Nantais décident de créer un nouveau quartier sur la grève de la Saulzaie.
Le quartier Graslin et son théâtre
Projeté et réalisé à partir de la fin du XVIIIème siècle par l’architecte M. Crucy, le théâtre tient une place centrale dans le quartier.
La longue dédicace gravée sur les pans de la façade indique que le bâtiment a été édifié "sur les dessins de Mathurin Crucy, architecte-voyer de Nantes".
C'est peu pour signifier tout ce que lui doivent le théâtre Graslin et sa place, indissociables.
Les Machines de l’Ile
Les Machines de l’Ile sont un projet artistique totalement inédit. Né de l’imagination de François Delarozière et Pierre Orefice, il se situe à la croisée des « mondes inventés » de Jules Verne, de l’univers mécanique de Léonard de Vinci et de l’histoire industrielle de Nantes, sur le site exceptionnel des anciens chantiers navals.
Une extraordinaire aventure artistique
François Delarozière et Pierre Orefice sont des acteurs du renouvellement du théâtre de rue et des scénographies urbaines en Europe. Ils explorent depuis une quinzaine d’années la machinerie et l’objet en mouvement. Leurs chemins communs avec la compagnie Royal de Luxe et leurs propres créations sont à l’origine de leur conception de la rencontre avec le public.
Dans la Galerie, des machinistes, en contact direct avec le public, se mettent au service des Machines. Des visiteurs guidés par les machinistes peuvent en prendre les commandes. L’art du mouvement exerce alors une véritable fascination sur le public. Ces créations sont aux antipodes de l’univers des parcs d’attractions traditionnels.
Montrer le processus de création
Les deux concepteurs ont également fait le choix de montrer l’intégralité du processus de création, depuis les premiers dessins de François Delarozière. Les matières sont brutes et les mécanismes apparents. Les gestes des constructeurs sont visibles pour toutes les sculptures, acier ou bois. La vision de l’Atelier en activité complète cette visite-spectacle inédite à dimension ludique et pédagogique.
www.lesmachines-nantes.fr
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